Les enjeux du Plan Nord

1. Au moins 50 % du territoire protégé

Gardons le Nord est d’avis qu’il faut protéger au moins 50 % du nord québécois (territoire situé au nord du 49e parallèle) dans un réseau d’aires protégées respectant les critères internationaux de conservation. Ces aires protégées devront avoir un statut légal et permanent ayant comme principale fonction le maintien de la diversité biologique et culturelle.

2. Territoire couvert par le Plan Nord

Le Plan Nord et le minimum de 50 % d’aires protégées doivent être appliqués à partir du 49e parallèle, et non au nord de la limite nordique des forêts attribuables.

3. Urgence d’agir dans la portion sud de la zone Plan Nord (entre le 49e et 52e parallèle)

Les efforts de conservation devront prioriser les zones les plus menacées, soit la forêt boréale commerciale intacte, l’habitat du caribou forestier, les grands massifs sans fragmentation, les espèces menacées, etc. Il ne s’agit pas de protéger 50 % des forêts commerciales, mais d'aborder cette question rapidement compte tenu des menaces pressantes.

4. La planification de la conservation

Dans le cadre d’un processus d’aménagement du territoire, on se doit d’identifier ce qui doit être protégé, avant d’annoncer et de débuter de nouveaux projets de développement. La conservation doit avoir priorité sur le développement. Ceci implique que les zones à protéger sont identifiées en fonction de leur importance écologique, sans égard à leur potentiel de développement industriel (minier, hydroélectrique, forestier). On protège ce qui est écologiquement important de protéger.

5. Nouvelle stratégie énergétique

Gardons le Nord appuie le concept de conservation de l’énergie, dont un des principes prédominants est l’efficacité énergétique et donne une préférence aux énergies renouvelables (éolien, solaire, géothermique…), ce qui diversifie le parc énergétique québécois.

6. Réforme sur les mines

Inspirés de l’Ontario, Gardons le Nord presse le gouvernement pour obtenir une réforme de la Loi sur les mines, une des plus vieilles de la province. Cette loi a préséance sur quasi toute autre utilisation du territoire, dont la création d’aires protégées. Le « Free entry mining », le « Click and Claim » et l’approche très « Far West » du système minier québécois représentent un des principaux obstacles à la conservation, en plus d’outrepasser les droits autochtones et de permettre l’expropriation. Ces principes sont périmés et devraient faire l’objet d’une révision en profondeur avant la mise en place du Plan Nord.

7. Participation autochtone

Un Plan Nord durable respecte les territoires, les droits et le mode de vie des Premières Nations et Inuits. Gardons le Nord juge primordial de reconnaître et respecter le leadership des peuples autochtones pour ce qui est de l’atteinte des objectifs de conservation dans leurs territoires traditionnels. Travailler ensemble, c'est inclure les Premières Nations et les Inuits dans tous les efforts de conservation en respectant leur droit de gouvernance des territoires et leurs connaissances traditionnelles.