Notre vision

Le Québec vit une période charnière entre l’exploitation de ses ressources et la conservation de son patrimoine naturel. La vision de Gardons le Nord, en ce qui concerne le nord québécois, est basée sur la protection d’au moins 50 % de la région du Plan Nord, soit le territoire situé au-dessus du 49e parallèle.

Dévoilé en novembre 2008, le Plan Nord du gouvernement libéral de Jean Charest prévoit développer le nord du territoire québécois au-delà du 49e parallèle. Selon le gouvernement du Québec, ce territoire, sauvage et vaste «comme deux fois la France», est une ressource inestimable en termes de foresterie, de potentiel minier et de développement hydroélectrique. Le gouvernement mise donc sur la création «d’un nouvel espace économique», axé sur l’exploration et l’exploitation minières et sur l’hydroélectricité dans le but « d’ouvrir le nord » et de le développer abondamment.

Un volet «conservation» figure parmi les objectifs du Plan Nord pour soustraire 50 % de ce territoire à l’exploitation industrielle. Or, les principes de conservation n’ont pas encore été clairement définis. Le Plan Nord ne doit pas constituer un outil entérinant la transformation du nord en un immense chantier à ciel ouvert, marqué par un développement intensif, comme c’est le cas au sud du Québec... Dans ce contexte, il est nécessaire d’encadrer de façon rigoureuse et stricte tout développement industriel qui aura lieu dans ces milieux naturels vulnérables. Pour qu'il y ait un véritable développement durable, la conservation du patrimoine naturel doit être planifié et se faire avant toute forme de développement industriel.

Le Québec pourrait s’imposer comme un leader mondial en matière de développement durable, de conservation de la biodiversité et de lutte contre les changements climatiques en appliquant véritablement les principes du développement durable avec son Plan Nord.

Précisant que la superficie des terres protégées aujourd'hui est inadéquate et qu'elle doit être augmenté, Gardons le Nord exhorte le gouvernement québécois à mettre en œuvre la conservation d’au moins 50 % du territoire situé au nord du 49e parallèle, en collaboration avec les groupes de conservation, les Premières Nations, les communautés locales, les divers intervenants du milieu ainsi que les entreprises afin de favoriser un traitement égal de la protection et du développement dans la zone du Plan Nord.